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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 01 novembre 2004

L'accompagnement des personnes handicapées ou en perte d'autonomie (nov 2004)

L'allongement de la durée de vie, couplé à l'accroissement des besoins d'assistance, constitue un défi d'organisation, de recrutement et de formation des acteurs privés, associatifs et publics concernés. La personne en perte d'autonomie, qu'elle soit handicapée ou âgée, doit être au centre du système. Cela constitue un défi économique et de solidarité, mais aussi un véritable choix de société pour porter un autre regard sur ces personnes.

 

 

DIAGNOSTIC

L'inadéquation du nombre d'aidants potentiels et des besoins en constante augmentation. Deux sortes de métiers s'inscrivent dans l'assistance aux personnes dépendantes : ceux qui relèvent du médical (médecin, infirmier, kinésithérapeute, aide-soignant, etc.) et ceux qui relèvent du social (aide-ménagère, auxiliaire de vie, éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, etc.). La pyramide des âges de tous ces métiers révèle un fort vieillissement.

 

Compte tenu de sa faible valorisation, le métier d'aide-soignant auprès des personnes âgées est peu attractif. Les projections démographiques à trente ans conduisent à s'interroger sur les possibilités de faire coïncider l'offre d'aide et la demande d'assistance qui ne cesse de croître en raison du vieillissement de la population. Ainsi par exemple les aides à domicile devraient passer de 7.500 à 15.000, soit un doublement des effectifs.

 

 

REPONDRE AUX BESOINS

Passer à une logique reposant sur les besoins évalués et réels des personnes. Il convient de passer d'une politique de l'offre à une politique de la demande. L'évaluation des besoins, centrée sur l'individu, permettra de déboucher sur un plan d'aide personnalisé, coordonné et réactif, incluant les aides humaines et techniques, ainsi que les aménagements des logements.


Renforcer le soutien auprès des aidants naturels. Insuffisamment aidés, entourés et soutenus, les familles, les amis, doivent pouvoir bénéficier de services référents de proximité auprès desquels ils pourront trouver écoute et conseils et être aidés matériellement de façon ponctuelle.


Unifier les structures d'aides et les déployer dans un réseau d'antennes de proximité. Les Sites pour la Vie Autonome (SVA) ont été créés dans chaque département en 2001. Leurs prérogatives se limitent aux aides techniques à destination des personnes handicapées. Il faut élargir leurs compétences à l'ensemble des besoins des personnes en perte d'autonomie, y compris pour des situations d'urgence (aménagement du logement, aides financières, etc.)


Instaurer une prestation légale universelle "handicap - incapacité - dépendance". Financée par la solidarité nationale, cette prestation sera destinée à compenser les incapacités dans toute leur diversité. Elle sera fondée sur le principe de la reconnaissance d'un droit d'entrée commun pour toutes les personnes en situation de handicap, sans distinction de lieu, d'âge, de statut et de durée des incapacités. Elle aura un caractère polyvalent, pour que des réponses spécifiques soient apportées selon les besoins rencontrés (à domicile ou en institution).

 

 

RENDRE LES METIERS D'AIDANTS PLUS ATTRACTIFS

Améliorer la professionnalisation et l'attractivité des métiers. Les personnels doivent être préparés à la prise en charge des populations dépendantes. Il est impératif de faire évoluer les formations initiales et continues pour veiller à l'acquisition de savoir-faire et de savoir-être indispensables (accompagnement physique, aide individuelle, aide aux familles, accompagnement psychologique, animation, veille, analyse des pratiques et prise de distance).


Etablir des " passerelles " entre les métiers. Afin de décloisonner les champs d'intervention et de fluidifier les mouvements de personnel pour mieux répondre aux nouveaux besoins, il est souhaitable d'établir des " passerelles " administratives permettant une meilleure gestion du personnel socio-médical.


Améliorer les conditions de travail des accompagnants. La professionnalisation des emplois (y compris dans les associations) doit s'appuyer sur les méthodes de gestion des ressources humaines courantes. Objectifs à atteindre : l'amélioration des conditions d'emploi des salariés, l'amélioration de la qualité du service rendu et la contribution au développement continu des compétences.


Poursuivre et financer les démarches qualité. Les modes de fonctionnement doivent laisser entrer les systèmes d'évaluation. Objectif : définir les tâches et les missions de chacun, formaliser les pratiques, préciser le contenu des activités et décrire les procédures de travail. En jeu, la qualité du service fourni. Le financement des démarches qualité doit être pris en compte par la Région, dans le cadre de référentiels médico-sociaux.

 

 

POUR UN PLAN D'URGENCE DE FORMATION

Accroître de manière significative la formation. Les Pays de la Loire sont sous-dotés en matière de dispositifs de formation initiale. En raison des nombreux départs en retraite prévus dans les dix prochaines années et de l'inéluctable augmentation de la demande de salariés qualifiés, il est urgent d'accroître l'offre de formation, sous toutes ses formes.


Concrétiser rapidement le " campus de travail social " de l'agglomération nantaise. La coopération entre tous les acteurs du système de formation sera grandement facilitée quand le projet de regroupement des sites sera effectif. La Région et l'Etat doivent accentuer leurs efforts pour que le " campus social " voie le jour, tout en garantissant l'organisation de formations de base décentralisées, au plus près des besoins du terrain.


Généraliser la procédure de valorisation des acquis de l'expérience (VAE). Pour pallier le déficit de formation actuel et futur, la VAE constitue un enjeu majeur. Elle permet à des personnes déjà en poste d'obtenir tout ou partie du diplôme validant leurs années d'expérience (examen sur dossier et oral devant un jury). Déjà mise en place pour le diplôme d'auxiliaire de vie sociale, la VAE devra s'étendre à l'ensemble des diplômes de travail social.


Mettre en place d'urgence des formations par la voie de l'apprentissage. La Région Pays de la Loire est l'une des seules à ne pas l'avoir encore fait. Or, ce dispositif pourrait concerner 35 éducateurs spécialisés et moniteurs éducateurs dès la rentrée 2005. Une association, Alternances, à laquelle les employeurs du secteur participent, a été créée pour faire aboutir ce projet.


Inciter tout salarié de l'aide à domicile à se former. La formation, qui doit apporter savoirs et compétences, doit être de base et avoir comme dominante l'approche de l'individu dans sa globalité, de la naissance à la mort. L'incitation à se former doit également être l'occasion pour le salarié du secteur de penser évolution de carrière.

 

Donner une place particulière à l'accompagnement à la mort. La prise en charge de la fin de vie doit faire l'objet d'une formation des soignants comme des aidants. Il est important de mettre en place les moyens d'un accompagnement psychologique pour les soignants, les aidants et les malades eux-mêmes.

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