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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 22 novembre 2004

Les énergies (nov 2004)

ceser energie telecommunication energiesModifications climatiques, impact démographique et économique des pays émergents à croissance rapide, raréfaction des réserves fossiles, répercussion de l'instabilité internationale sur le coût des matières premières, ouverture à la concurrence : les conséquences de la mutation du marché de l'énergie conduisent les Etats à revoir fondamentalement leurs choix stratégiques. Pour la France, les enjeux sont à la hauteur de son engagement à limiter les émissions de gaz à effet de serre, à renouveler ses infrastructures énergétiques et à diversifier son offre de production. Pour les Pays de la Loire, ces mêmes enjeux obligent à réfléchir à une réelle politique régionale de l'énergie.

 

 

Une consommation inflationniste

La consommation énergétique finale de la France a augmenté de 19 % au cours des trente dernières années. Dans les Pays de la Loire, entre 1995 et 2002, cette croissance a été supérieure de deux points à la moyenne nationale (+ 23%). Le gaz naturel y a enregistré une spectaculaire montée en puissance (+ 39,5%). Il devance le pétrole (+ 22%), et l'électricité (+ 15,7%). Le secteur des transports, toujours fortement dépendant du pétrole a doublé ses besoins en dix ans. En cause : l'urbanisation organisée en fonction de la voiture particulière et la baisse régulière de la part du rail dans le transport des marchandises.

 

 

Une production électrique nettement déficitaire

L'interconnexion des réseaux oblige à envisager l'analyse de l'offre électrique au-delà du strict territoire administratif. Cette analyse révèle que la dépendance des deux régions Bretagne et Pays de la Loire au réseau très haute tension est significative. La production locale, principalement implantée en Basse-Loire, ne couvre en effet que 40 % de leurs besoins.

 

 

Des énergies renouvelables embryonnaires

La directive européenne sur les énergies renouvelables impose qu'elles représentent, à l'horizon 2010, environ 20% de la production totale. Soleil, vent, eau, terre, biomasse ne représentent pas encore dans les Pays de la Loire une production significative. D'où les aides (financières et techniques) apportées par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise des énergie (ADEME) et la Région depuis 2000, en particulier pour le solaire, l'éolien et le bois-énergie.

 

 

Consommation : vers une croissance mieux maîtrisée ?

En raison du ralentissement de l'évolution démographique générale et du développement de la maîtrise de l'énergie, le taux de croissance de la consommation finale d'énergie en France, qui était de 1,2% par an en moyenne entre 1990 et 2002, pourrait être ramené à 0,9% d'ici à 2030. Rien ne dit que les Pays de la Loire suivront cette tendance. Car, l'INSEE prévoit une augmentation de la population ligérienne dans les vingt ans à venir de l'ordre de 10%, contre 8,8% en moyenne métropolitaine. Dans cette hypothèse, la demande énergétique régionale progresserait pour répondre aux nouveaux besoins de logement, de déplacement et de travail. Ainsi les nouveaux besoins en électricité, sont estimés entre 50 et 100 Mwh par an au-delà de 2010.

 

 

INTENSIFIER LES POLITIQUES DE MAITRISE DE L'ENERGIE

Bâtiments : plus d'information du public et de formation des professionnels, développement de la filière Haute qualité environnementale (HQE)

Etant donné l'âge du parc immobilier résidentiel (le taux de renouvellement annuel n'est que de 1%), de nombreux bâtiments nécessitent des travaux d'amélioration. Des efforts de sensibilisation et de perfectionnement pour chaque corps de métiers du secteur sont nécessaires. Architectes, ingénieurs et énergéticiens détiennent en effet une grande partie des solutions opérationnelles. Pour tout type de bâtiment, la règle est désormais la norme "RT 2000" (Réglementation Thermique). Les améliorations doivent porter sur le chauffage (donc l'isolation), l'eau chaude sanitaire, l'électroménager (y compris la domotique) et l'éclairage.

 

Transports : plus d'intermodalité, de recherche sur les carburants du futur et plus de ferroviaire

La complémentarité des moyens de transport et l'intermodalité sont des réponses incontournables. L'objectif pour 2020 est que tous les Ligériens soient à moins de 5 minutes à pied ou 10 minutes en voiture d'un point d'arrêt d'un transport en commun. La recherche sur les carburants de substitution comme la pile à combustible doit aussi devenir une priorité.

 

Agriculture : la maîtrise de la consommation dans les processus de production

Les pistes visant à changer les comportements existent et sont même plutôt bien perçues par les milieux agricoles. Une réflexion sur les carburants verts (notamment les huiles végétales) est d'actualité.

 

 

DEVELOPPER LES ENERGIES RENOUVELABLES

Un "plan soleil" thermique

Contrairement aux idées reçues, l'ensoleillement régional satisfait aux exigences d'une production d'énergie solaire. Le "plan soleil" vise à pérenniser les soutiens financiers dans le cadre d'un contrat de plan Etat-Région-ADEME. Ses objectifs sont notamment de mieux informer les particuliers et les maîtres d'ouvrage publics, de soutenir la formation initiale et continue des prescripteurs (architectes et bureaux d'études) et des installateurs (chauffagistes), de réaliser une cartographie fine du rayonnement solaire moyen par zones géographiques.

 

Le développement de l'éolien, notamment off shore

Toutes les études montrent que la région est propice à l'implantation d'autres installations éoliennes, sur le modèle du parc de Bouin. Les progrès techniques dans la résistance des mâts permettent d'imaginer à terme des installations de 80 m à 100 m de hauteur, qui rendraient alors possible l'étude d'implantations d'éoliennes sur l'estuaire de la Loire, à proximité du site de Cordemais. De même, un appel d'offre de l'Etat a relancé le dossier "éolien off shore". Dans la région, des études de faisabilité sont en cours pour le plateau de la Banche, au large de Batz-sur-Mer, et pour une zone située entre l'île d'Yeu et Saint-Jean-de-Monts.

 

Le soutien au bois-énergie

Deuxième énergie renouvelable française après l'hydraulique, la filière bois-énergie affiche une vitalité aussi remarquable que discrète en France. Or, son intérêt est évident dans les zones rurales non desservies par le réseau de gaz naturel, tout comme dans les bâtiments collectifs (hôpitaux, maisons de retraite) qui doivent distribuer une chaleur stable sur une longue période. En raison de l'augmentation actuelle et probablement durable du prix des produits pétroliers, il convient de structurer la ressource bocagère pour permettre son exploitation.

 

Le développement des biocarburants

L'Union européenne se fixe comme objectif de porter à près de 6% en 2010 la part des biocarburants dans la production totale. Si les nombreux obstacles actuels sont aplanis, un site industriel dans les Pays de la Loire pourrait être envisagé.

De l'huile purifiée dans les moteurs d'engins agricoles. Les huiles végétales (à partir de colza et de tournesol) sont des bio-carburants en circuit court. Chaque agriculteur cultiverait ainsi sa propre ressource énergétique.

 

La recherche sur les courants marins et la houle

Les hydroliennes (unités immergées susceptibles de capter l'énergie des courants marins, pratiquement constants en force et en direction), ainsi que la récupération de l'énergie des vagues (énergie "houlomotrice") sont des procédés déjà avancés sur les plans théorique et expérimental. Cependant, ils suscitent encore de multiples interrogations, ce qui motive le soutien aux pôles de recherche et de développement régionaux, à la fois pour recenser les potentiels de la façade atlantique et faire naître des opportunités.

 

 

L'ALIMENTATION ELECTRIQUE DE L'OUEST

Les réseaux : la "boucle vendéenne" et la "Bretagne électrique"

Résorber les insuffisances du réseau ligérien, en particulier vendéen, est une priorité. Tout comme la prise en compte du risque de déséquilibres structurels pour les quatre départements bretons, que pourrait limiter le bouclage de la ligne 400 KV au nord de la Bretagne.

 

Les capacités de production à développer

L'électricité ne pouvant être stockée, la seule solution pour éviter d'éventuels incidents de distribution est de disposer, au sein d'un même parc, d'unités différenciées permettant de produire de l'électricité de façon permanente, semi permanente ou ponctuelle.

 

Le nucléaire : une situation particulière

La question du renouvellement ou non du parc nucléaire français se posera en 2020 pour une réponse en 2040. Pour des raisons à la fois techniques et économiques, dans ces circonstances, il est raisonnablement impossible d'envisager aujourd'hui la création d'une centrale électronucléaire dans l'Ouest.

 

Cordemais : le fioul à court terme, le cycle combiné gaz et/ou le charbon à moyen terme

La remise en service de la tranche au fioul Cordemais 3 est souhaitée à court terme. Par ailleurs, il est nécessaire de mener rapidement des études de faisabilité sur des unités nouvelles de production de type cycle combiné gaz, tant en Basse-Loire qu'en Bretagne. Enfin, pour des raisons tenant à l'évolution des prix des différentes sources d'énergie, il ne faut pas négliger l'intérêt que pourrait présenter l'option charbon nouvelle génération.

 

 

UN OUTIL POUR UNE POLITIQUE RÉGIONALE DE L'ENERGIE

Maîtriser son destin

Il est nécessaire de conduire une politique de l'énergie équilibrée et coordonnée, autour du double objectif de la maîtrise de la consommation et de la diversification de l'offre. Cinq mots clés la résument : transparence, simplicité, efficacité, cohérence et économies de moyens.

 

De nombreux acteurs et trois grandes missions

Acteurs publics, espaces d'information et de sensibilisation, opérateurs de service public, opérateurs privés, acteurs économiques et sociaux, tous ont à apporter leur expertise particulière. La définition des choix stratégiques et des outils de mise en œuvre d'une politique de l'énergie doit s'appuyer sur l'observation et la prospective (à travers une cellule ad hoc) la concertation et l'animation (à travers une " conférence régionale permanente des énergies"), en vue d'une action coordonnée.

 

Un réseau contractuel d'acteurs pour une plus grande efficacité

Plutôt qu'une structure supplémentaire, il s'agirait de fédérer tous les acteurs par le biais de procédures contractuelles pour mettre en œuvre ensemble des incitations directes, du conseil - ingénierie de projet et de la formation.

Cette étude constitue le chapitre 5 de la publication "Bâtir avec et pour les hommes la réussite de l'Ouest" (tome 2).

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