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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 01 novembre 2009

Mieux exploiter pour mieux protéger (nov 2009)

Les espaces naturels des Pays de la Loire ont, pour une très large part, été modelés par la main de l'Homme dans un mariage plutôt réussi entre dynamisme économique et qualité de vie. Pour relever les défis du XXIe siècle, la région peut s'appuyer sur ce vécu historique sans négliger les problèmes émergents tels les menaces sur la ressource en eau. Loin d'être une contrainte, la ressource naturelle peut être un accélérateur de développement économique. Dès lors, l'Homme est partie prenante de l'écosystème avec comme devoir de lier étroitement exploitation et protection.

 

S'intégrant dans les suites du Grenelle de l'environnement, les propositions portent sur des aménagements paysagers favorisant l'émergence d'une biodiversité voulue et entretenue. Il en ressort la nécessité de véritables conventions de gestion de la biodiversité qui dépassent le seul cadre des territoires remarquables. Cette ambition a un coût, qu'il convient de prendre en compte, soit au travers de l'impôt, soit au travers des prix à la consommation (dans l'agroalimentaire en particulier).

 

 

Une information tous azimuts

  • Les communes rurales et périurbaines doivent être encouragées à prendre davantage en compte la question de la biodiversité dans les Plans locaux d'urbanisme. La construction immobilière et la réalisation d’aménagements sont susceptibles d'altérer les écosystèmes, d’où la nécessité de sensibiliser les accédants à la propriété et les professionnels de ces secteurs. Enfin, l’enseignement est un outil de premier choix. A titre d’exemple, les journées de découvertes du milieu naturel doivent être développées pour les classes élémentaires. Et les actions éducatives déjà développées dans les lycées doivent cibler davantage les enjeux environnementaux.
  • La communication en direction du grand public est une priorité absolue. L’accent sera mis sur la dangerosité des produits chimiques d'usage domestique, notamment ceux employés pour le jardinage. Les professionnels en charge de la distribution de ces produits seront les bons ambassadeurs de ces messages, pour peu qu’ils soient eux-mêmes informés et formés. L'éducation à l'environnement nécessite d’importants moyens que les mesures compensatoires des projets d'aménagement pourront en partie fournir.

 

 

Des innovations et du pragmatisme

La protection des sites exige de faire preuve d’initiative et d’innovations. Ainsi il serait judicieux d'accélérer la création des corridors écologiques. Et de concevoir des cheminements permettant de mieux canaliser la fréquentation touristique. Toutes les formes possibles de convention associant propriétaires privés, fédérations d'utilisateurs et collectivités territoriales seront recherchées pour ouvrir davantage de sites soumis à servitude de passage sans omettre d’en protéger le caractère exceptionnel.

 

 

Une exploitation économique durable et globale de la ressource naturelle

Outre une meilleure identification des besoins présents et à venir des filières industrielles en matériaux naturels, il est demandé un vrai soutien aux modes d'exploitation en « circuit court ». Ainsi la filière bois-construction en cours de constitution devra être davantage soutenue pour investir dans des moyens de triage et de séchage. Il est demandé aux pouvoirs publics de réviser les réglementations s'opposant à une gestion durable de la ressource naturelle (code des marchés publics en particulier).

 

 

Une priorité la préservation des ressources en eau

  • En concertation avec les autres régions du bassin hydrographique et l'Agence de l'eau, il est demandé un audit de tous les modes de prélèvement et de restitution de la ressource en eau. Il apparaît essentiel de replanter systématiquement des haies bocagères et de favoriser l'agriculture biologique particulièrement à proximité des barrages.
  • Il faut également soutenir les cultures les moins gourmandes en eau (sorgho, protéagineux). Les techniques d'irrigation agricole n'hypothéquant pas les besoins actuels ou futurs pour l'alimentation humaine doivent être accompagnées, notamment dans les zones les plus pauvres en nappes souterraines.

 

 

Une gouvernance efficace

A partir d'une « charte de bonne gouvernance des espaces naturels », il convient de soutenir les structures de concertation efficaces via un financement incitatif intégré dans l'agenda 21 et de supprimer celles qui n’ont plus de raison d’être. Cette charte devra reposer sur un cahier des charges posant, entre autres, comme critères le droit à l'expérimentation, à l'expertise extérieure des projets et à la vulgarisation de la connaissance des écosystèmes. La Région doit jouer un rôle fédérateur pour les acteurs de la sauvegarde et pour ceux qui exploitent les ressources naturelles des Pays de la Loire en contribuant à faire progresser la qualité du débat public.

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