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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 01 décembre 2006

Du temps pour ses enfants (déc 2006)

Aujourd'hui, activité féminine et fécondité vont de pair en Pays de la Loire. Pour les jeunes mères comme pour les jeunes pères, de plus en plus impliqués dans la fonction parentale, il faut jongler entre le début d'une carrière professionnelle, l'installation dans un logement souvent éloigné du lieu de travail et la garde des enfants pendant les heures de travail.

 

D'où une gestion des temps de plus en plus tendue qui nuit au bien-être de l'enfant et à la vie sociale des parents. Tous ces facteurs se combinent pour expliquer que les jeunes retardent l'arrivée d'autres enfants, voire y renoncent.

 

Une politique de la petite enfance ambitieuse et réorganisée est nécessaire et doit favoriser la liberté de choix des parents et le partage de la fonction parentale entre le père et la mère. Il est également indispensable de mieux prendre en compte la parentalité dans le monde du travail pour des jeunes qui veulent s'investir pleinement dans leur carrière professionnelle, tout en en préservant un temps familial épanouissant : tenir compte des aspirations familiales devient d'ores et déjà pour les employeurs un argument pour attirer les jeunes recrues.

 

 

UNE POLITIQUE DE LA PETITE ENFANCE A LA HAUTEUR DES ENJEUX

Mettre les jeunes parents au cœur du système pour accompagner leur désir d'enfant

  • Offrir une place en accueil collectif pour 5 enfants âgés de moins de 3 ans dans chaque bassin d'emploi, en promouvant des structures de taille réduite et modulables.
  • Repenser les modalités de l'aide à l'accueil du jeune enfant afin de ne pas contraindre excessivement les choix des parents, en créant une prestation unifiée pour soutenir le recours aux modes de garde, quel que soit celui choisi par les parents.

 

Clarifier le partage des compétences pour l'accueil du jeune enfant

  • Placer les départements comme chef de file de cette politique, car ils possèdent une expérience en matière de petite enfance, et parce qu'ils offrent un niveau d'intervention pertinent pour corriger les inégalités entre territoires.
  • Sous la houlette du département, renforcer le rôle des Commissions départementales d'accueil du jeune enfant (CODAJE) qui regrouperaient des conseillers généraux (majoritairement), régionaux, des élus locaux mais aussi des représentants des CAF, des MSA, des partenaires sociaux et des associations familiales.
  • Créer des Relais d'accueil du jeune enfant (RAJE), dépendant des CODAJE et présents dans chaque intercommunalité au minimum, qui seraient le lieu de proximité unique pour informer les parents et inscrire les enfants dans les différents modes d'accueil disponibles.

 

Développer les formations de professionnels de la petite enfance

En complément logique de sa compétence en matière de formations sanitaires et sociales, la Région devrait à terme assumer la formation des assistants maternels. Elle devra également faciliter l'accès gratuit aux formations de niveau V de la petite enfance (auxiliaires de puériculture).

 

Faire évoluer le congé parental

  • Repenser l'indemnisation du congé parental pour en faire un véritable libre choix
  • Rendre le montant du congé parental proportionnel au salaire antérieur, avec un forfait plancher et un plafond.

 

Inciter à un meilleur partage du congé parental entre la mère et le père et en fonction des temps de l'enfant

  • Instaurer un compte épargne temps parental utilisable jusqu'aux 16 ans de l'enfant, doté d'un minimum de trois jours par an.
  • Inclure dans le congé parental des droits séparés entre le père et la mère non cessibles (3 mois pour un congé parental de 3 ans, 2 mois si le congé parental est d'un an).
  • Etendre le congé parental à temps partiel à tous les parents d'enfants de moins de 6 ans, et ce dès le premier enfant.

 

Développer la formation professionnelle dans le cadre du congé parental

  • Réviser le code du travail pour permettre le bénéfice de formations durant le congé parental tout en facilitant l'accès aux modes de garde durant ces formations pour les enfants des parents concernés.
  • La Région pourrait prendre en charge le coût de ces formations aux côtés des employeurs et de l'ARAF.
  • Développer la VAE à destination des assistants maternels et des parents ayant cessé temporairement leur activité pour obtenir un CAP petite enfance.

 

Renforcer les liens avec l'employeur via la mise en place d'un référent au sein de l'entreprise pour chaque personne en congé parental

 

Permettre la création d'entreprise pendant le congé parental

 

Allonger le congé maternité

 

 

MIEUX PRENDRE EN COMPTE LA PARENTALITE DANS LE MONDE DU TRAVAIL

Renforcer le rôle des employeurs dans la conciliation

  • Permettre aux employés de mieux s'investir dans leur travail en facilitant l'organisation de leurs temps, dans le respect des contraintes de l'employeur. C'est un outil de gestion des ressources humaines renforçant la fidélisation des employés ou réduisant l'absentéisme lié aux contraintes du jeune enfant.
  • Favoriser l'essor des services aux salariés pour leur libérer du temps au profit de leurs enfants ou pour faciliter leur garde, via le chèque emploi services universel notamment.
  • Changer le regard sur les carrières non linéaires des femmes et des hommes qui ont souhaité consacrer un moment de leur vie à leurs enfants.
  • Faire de la conciliation de la vie familiale et de la vie sociale avec la vie professionnelle un objectif de la négociation annuelle obligatoire dans les entreprises et une clause des conventions de branche.
  • Pour les entreprises ayant opté pour une crèche d'entreprise, offrir la possibilité aux parents de réserver des horaires d'accueil au-delà des seules heures de travail.

 

Diffuser les démarches d'organisation des temps

  • Un catalogue de bonnes pratiques d'organisation pourrait être conçu et diffusé par la Région à l'intention des employeurs afin de limiter l'utilisation des horaires atypiques aux emplois à contraintes économiques réelles, et les programmer le plus en amont possible.
  • Sensibiliser les employeurs à l'articulation des temps via une conférence régionale sur l'articulation des temps puis un appel à projets destiné aux employeurs (soutien des 10 démarches les plus innovantes en la matière chaque année).
  • Revoir l'organisation des réunions afin de limiter les réunions non bornées et les programmer en amont, fixer idéalement des réunions durant les heures de travail "standard" (9h00 – 17h00). La Région pourrait accompagner financièrement les PME et les TPE dans de telles démarches.

 

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