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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 02 septembre 2008

Enquête IPSOS (sept. 2008)

Pour mieux répondre aux attentes des habitants des Pays de la Loire et enrichir les propositions de l’étude « Quelles ressources pour quel progrès ? » menée actuellement par le CESR, deux enquêtes Ipsos ont été réalisées du 24 au 28 juillet 2008 auprès d’un panel de 1003 Ligériens. Il en ressort des souhaits, des approches et des usages forts différents suivant que l’on se situe au sein ou à proximité de grandes agglomérations ou en milieu rural. Avec toutefois un même désir de services de proximité et une même appétence pour les espaces naturels, nombreux et variés dans la région


TRANSPORTS, LIEUX ET CONDITIONS DE VIE

Deux Ligériens sur trois ne sont pas séduits par les métropoles

S’ils devaient habiter ailleurs dans la région, moins d’un Ligérien sur trois (31 %) opterait pour une ville de moyenne ou de grande taille. Un résultat qui n’est pas conforme au sentiment des Français qui, dans une enquête réalisée il y a deux ans à l’échelle nationale, montraient un intérêt pour la vie à la campagne beaucoup moins fort que celui des Ligériens (27 % contre 39 %).

 

Le détail de l’étude Ipsos démontre que plus les habitants vivent dans une agglomération de grande taille, moins leur lieu de vie actuel correspond à leur idéal. En effet, si 85 % de ceux qui résident dans des agglomérations de moins de 20 000 habitants aspirent à un lieu de vie identique, seuls 40 % des habitants de l’agglomération nantaise souhaitent vivre dans le centre ou en périphérie d’une grande ville.

 

Sociologiquement, l’attrait pour la vie en centre-ville est beaucoup plus élevé tant chez les catégories supérieures que chez les plus jeunes.

 

 

Environnement du lieu d’habitation : le commerce avant tout

Si les Ligériens devaient choisir un nouveau lieu d’habitation, le critère majeur serait le nombre de commerces et de services de proximité (36 %). Les personnes âgées sont deux fois plus nombreuses à juger cette présence importante que les jeunes de moins de 35 ans (52 % contre 25 %).

 

Le deuxième critère est la proximité du lieu de travail. Dans l’hypothèse où ils seraient amenés à déménager, il n’est donc pas étonnant que plus des trois-quarts des Ligériens (78 %) estiment que les coûts de transports seraient un critère important dans le choix de leur lieu d’habitation. Parmi ceux qui le qualifient de « déterminant », on note que la proportion de femmes (42 %), de catégories supérieures (44 %) et d’habitants de grandes agglomérations (41 %) est plus élevée que la moyenne. De même, cette proportion est plus importante chez les actifs parcourant aujourd’hui moins de 5 km par jour que chez ceux qui en parcourent plus de 50.

 

La propreté des bâtiments, la qualité de l’air, le bruit, la présence d'espaces verts et le coût du logement sont les autres critères mis en avant par les Ligériens. Avec des différences notables en fonction de l’âge. Ainsi les jeunes accordent trois fois plus d’importance (32 %) que les personnes âgées (12 %) au coût du logement, tout comme les locataires d’un logement social (42 %).

 

De même, assez logiquement, la qualité des établissements scolaires a une faible importance pour l’ensemble des Ligériens (12% en moyenne)… sauf pour les personnes en âge d’avoir des enfants scolarisés (24 %).

 

 

Parcours domicile-travail : 30 km par jour aller/retour

30 kilomètres, c’est le trajet moyen parcouru chaque jour par les Ligériens entre leur domicile et leur lieu de travail ou d’étude. La moitié d’entre eux parcourent ainsi quotidiennement 20 km par jour. En temps de trajet, la moyenne des déplacements s’établit à 37 minutes.

 

Ces chiffres sont naturellement à moduler suivant les catégories socioprofessionnelles : une heure en moyenne pour les cadres, 39 minutes pour les professions intermédiaires, et une demi-heure pour les employés et pour les ouvriers. Dans les couronnes périurbaines, les parcours domicile-travail sont les plus longs, se situant en moyenne autour de 42 km contre 24 km dans les pôles urbains et 35 km dans les espaces à dominante rurale.

 

Les temps de parcours varient tout autant, suivant le mode de déplacement utilisé. En moyenne, les automobilistes mettent 38 minutes pour se rendre à leur travail, alors que les utilisateurs du bus ou du tramway y consacrent au moins une heure.

 

 

La voiture, le moyen de déplacement quotidien des Ligériens

Sans surprise, près de deux Ligériens sur trois (62 %) utilisent pour leurs déplacements quotidiens une voiture ou un deux-roues motorisé. A titre de comparaison, 7 % des Ligériens utilisent un vélo, 5 % le bus ou le tramway, et seulement 1 % les TER, les trains Corail ou le TGV.

 

On note toutefois de fortes différences dans l’usage quotidien des véhicules motorisés. Les facteurs géographiques restent une variable fondamentale, avec un usage d’autant plus fort que la taille d’agglomération est petite : 51 % dans celles de plus de 100 000 habitants, 61 % dans celles de 20 à 100 000 habitants et 67 % dans celles de moins de 20 000 habitants. Plus largement, il apparaît moins important dans les pôles urbains, ce qui est assez logique compte tenu de la circulation automobile et de l’alternative que constituent les transports publics.

 

 

Le TER séduit les cadres et professions intermédiaires

L’usage des TER apparaît très lié à la taille d’agglomération et à la catégorie socioprofessionnelle de l’individu. En effet, alors que c'est un mode de déplacement auquel recourt un quart des catégories supérieures (cadres et professions intermédiaires), le taux d’utilisation tombe en dessous de 10 % chez les catégories plus populaires. De même, cet usage est d’autant plus fort que la taille d’agglomération est grande : 28 % dans celles de plus de 100 000 habitants, soit deux fois plus que dans celles de moins de 2 000 habitants. Il est aussi beaucoup plus fort dans les pôles urbains (26 %) que dans les couronnes périurbaines (14 %) ou dans les espaces à dominante rurale (16 %). Enfin, les habitants des communes littorales en ont un usage sensiblement plus important que les autres habitants de la région.

 

 

Une priorité : l’amélioration des liaisons extra-urbaines

En matière de transports en commun, les Ligériens aspirent avant tout à une amélioration des liaisons extra-urbaines (à 52 %), en particulier entre les villes et les zones rurales (41 %). Ce souhait est encore plus fortement exprimé par les habitants des communes de moins de 20 000 habitants (67 % dans les communes de moins de 2 000 habitants)et, plus précisément, par ceux résidant dans les couronnes périurbaines (68 %) ou dans des espaces à dominante rurale (63 %). Ils ne sont que 19 % à souhaiter l’amélioration des liaisons intra-urbaines.

 

 

Les Ligériens en manque de commerces de proximité et d’activités de loisirs

Lorsqu’on demande aux Ligériens quels sont les services qui, dans la vie de tous les jours, leur manquent le plus, ils citent en premier les petits commerces (27 %) et les activités culturelles et de loisirs (27 %). Suivent les services de santé et les services à la petite enfance, devant les services publics de proximité. Les parcs et espaces verts, les grandes surfaces, les services pour les personnes âgées et les activités sportives suscitent quant à eux un manque moins important, tout comme les bars, cafés et restaurants.

 

Ce sont les personnes âgées qui se plaignent le plus du manque de commerces de proximité qui est d’autant plus ressenti dans les petites communes et les couronnes périurbaines mono polarisées.

 

A contrario le manque de loisirs est, lui, d’autant plus fort que les répondants sont jeunes : 35 % chez les moins de 35 ans contre 15 % seulement chez les 60 ans et plus. De même, alors que ce sont plutôt les catégories populaires qui réclament plus de petits commerces, ce sont plutôt les catégories supérieures qui se plaignent d’une pénurie d’activités culturelles.

 

Le manque de services de santé et le manque de services à la petite enfance sont, eux aussi, d’autant plus forts que les répondants sont jeunes. Mais la proportion de répondants s’en plaignant est aussi très corrélée à la taille d’agglomération, plus sensible dans les communes de moins de 20 000 habitants que dans les pôles urbains.

 

 

ESPACES NATURELS

La campagne plébiscitée

Les Ligériens assimilent très largement la notion d’espace naturel aux « grands espaces » et à la « qualité de vie ». Mais seuls 3 % d’entre eux la relient spontanément à des territoires clairement identifiés dans les Pays de la Loire, proportion inférieure aux moyennes relevées dans les autres régions.

 

Paradoxalement, pour plus d’un Ligérien sur deux, c’est la plage et la mer qui demeurent les espaces naturels les mieux associés à la région. Pourtant, pour une région bordée d’un littoral océanique, la plage n’a de succès qu’à la& belle saison sans doute. Seul un Ligérien sur quatre dit s’y être rendu au moins une fois par mois au cours de l’année écoulée. En revanche, alors que la campagne n’est associée aux Pays de la Loire que pour un tiers des Ligériens, elle est plébiscitée dans son usage : 75 % des Ligériens la fréquentent au moins une fois par mois, essentiellement pour la promenade et la marche à pied. Suivent les fleuves et les rivières (42 %), la forêt et les bois (38 %) et les parcs et jardins (37 %).

 

Il existe donc un décalage entre l’image qu’ont les Ligériens des espaces naturels de la région et l’usage qu’ils en font.

 

 

Partagés sur l’accès ou non du public à certains espaces naturels

Les Ligériens sont très partagés sur la question de la restriction voire de l’interdiction au public de l’accès à certains espaces naturels. En effet, s’ils sont 45 % à juger une telle mesure acceptable, ils sont presque aussi nombreux (39 %) à penser le contraire. Et 21 % d’entre eux ne la jugent pas du tout acceptable.

 

Adeptes de la marche à pied

Lorsqu’ils se rendent dans les espaces naturels de la région, les Ligériens y vont avant tout pour se promener à pied (59 %). Les moins sportifs choisissent le farniente (26 %), notamment le long des fleuves et dans les jardins, et la découverte des paysages et des sites (26 %).

 

Non aux impôts pour la préservation des espaces naturels

Près des deux tiers des Ligériens refusent de payer plus pour contribuer à l’entretien et à la préservation des espaces naturels de leur région : 63 % des Ligériens rejettent l’idée « de payer un peu plus d’impôts locaux à cette fin » et à peu près autant (65 %) rejettent l’idée de s’acquitter d’un droit d’entrée chaque fois qu’ils s’y rendent.

 

Méthodologie
Réalisée par Ipsos du 24 au 28 juillet 2008 auprès d’un échantillon de 1 003 personnes âgées de 18 ans et plus, cette enquête a interrogé les habitants de la région des Pays de la Loire sur deux thèmes bien distincts : les transports, lieux et conditions de vie d’une part, les espaces naturels de la région d’autre part. L’échantillon interrogé a été construit à partir de quotas raisonnés afin de disposer pour certaines sous-populations – notamment celles découlant du découpage en aires urbaines –du nombre minimum d’interviews nécessaire à une lecture et à une comparaison statistique des résultats.

 

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