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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 16 novembre 2004

L'enseignement supérieur (nov 2004)

ceser universite recherche enseignements superieurL'économie fondée sur la connaissance est au coeur de tous les débats en France et en Europe et fait consensus sur un point au moins : l'enseignement supérieur et la recherche sont un moteur économique et social de premier plan. Or, les Pays de la Loire accusent un déficit à bien des égards. Le couple " enseignement supérieur - recherche " doit enclencher une nouvelle dynamique dans un contexte concurrentiel européen, ouvrir les filières du supérieur à un public plus large et créer un environnement capable de former les futurs managers. De la qualité de la formation dispensée dépendra une part de la compétitivité de la région. Les récentes avancées en matière de droit individuel à la formation sont une opportunité d'ouverture de l'enseignement supérieur à de nouveaux publics.

 

 

Une offre diversifiée mais insuffisamment attractive

La multiplicité des établissements est un atout pour le maillage du territoire. Toutefois, les doublons régionaux, au lieu d'avoir un effet de saine émulation, peuvent, à terme, affaiblir le supérieur ligérien tout entier. Déjà, nombre d'étudiants quittent la région parce que les cursus choisis n'existent pas ou ne bénéficient pas d'une notoriété suffisante. En outre, le Processus de Bologne, initié en 1999, illustre le contexte actuel : 29 pays européens se sont engagés à instaurer d'ici 2010 un espace européen de l'enseignement supérieur dans lequel étudiants et personnels pourront se déplacer grâce à la reconnaissance de leurs qualifications.

 

 

De bons résultats au bac, mais pas assez d'étudiants dans le supérieur

Le nombre et le taux de réussite des bacheliers de la région sont plus élevés que la moyenne nationale. Pourtant, le taux d'accueil de ces bacheliers dans le supérieur est inférieur de 6 points au taux national et de 3 points au taux des autres académies de province. La faute revient (en partie) aux filières courtes, qui " absorbent " la majorité d'entre eux.

 

 

Un manque patent de cadres

En 2002, l'INSEE révélait qu'il manque aux Pays de la Loire 49 000 emplois de cadres supérieurs et 28 000 emplois de professions intermédiaires pour présenter des proportions conformes à la moyenne nationale. Leur part dans la population active ligérienne progresse de manière insuffisante. Pointé du doigt : le sous-encadrement des très petites entreprises et des PME.

 

 

Pas de visibilité européenne

Les établissements d'enseignement supérieur et de recherche ligériens ont un " rayonnement européen " bien pâle. Continuer sur cette lancée en pensant que le temps permettra à chaque structure de se développer en taille et en efficience est illusoire.

 

 

Une offre confuse de formation continue

Le taux de formation des salariés des entreprises ligériennes reste insuffisant. Il est globalement inférieur de 3 points à la moyenne nationale et affiche, en plus, des disparités à l'intérieur même de la région, notamment par secteur économique (1,7 % seulement pour l'industrie du cuir et de la chaussure, contre plus de 5 % dans le secteur de l'intermédiation financière). La formation continue, qui est supposée accompagner la réalisation de l'objectif régional de doubler le nombre des cadres d'ici 10 ans, est pénalisée par deux facteurs : le manque de données relatives au poids de la promotion interne dans les entreprises, d'une part ; le manque de relais du dispositif de la VAE dans les structures d'enseignement supérieur régionales, d'autre part.

 

"Changer de braquet" : une nouvelle dynamique autour d'orientations fortes pour une plus grande attractivité

 

 

S'appuyer sur les structures d'expertise et de conseil

Trois structures complémentaires entre elles, existantes mais à développer doivent servir d'appui à la définition et la mise en oeuvre de cette nouvelle dynamique : un CCRRDT revalorisé (recherche), un CCREFP actif (formation professionnelle) et un CARIF-OREF aux compétences élargies (observation de l'emploi et de la formation).

 

 

Une offre d'ensemble lisible à l'international

La Région doit créer une dynamique pour le montage de projets régionaux et interrégionaux et pour leur valorisation au sein de l'Europe. La valeur ajoutée d'une agence de développement pluraliste, qui aurait des missions mutualisées en termes de conseil, de formation et d'assistance à projets est à étudier. De même, il serait intéressant de créer un "label" Enseignement supérieur et recherche des Pays de la Loire ou du grand Ouest.

 

 

Un réseau cohérent de sites complémentaires

Il convient d'accélérer les processus de construction d'une offre maîtrisée des formations au niveau régional et interrégional, en suivant l'initiative du Réseau des universités de l'Ouest atlantique (RUOA), prise en 2001. Pour les sections d'enseignement technologiques supérieur, cela doit se faire selon le processus initié par la carte des formations professionnelles initiales, pour les autres niveaux de formation, par des contrats d'objectifs permettant de parvenir à la cohérence du réseau.

 

 

Priorité à la matière grise

Il convient d'élever le niveau de compétences des Ligériens pour permettre de mieux satisfaire aux besoins économiques et sociaux. La pause démographique permet d'envisager une réorientation de la masse globale des financements du bâti vers les compétences et les matériels de haute technologie.

 

 

Former plus de docteurs dans les filières d'excellence

De création récente, les sept écoles doctorales de la région sont des lieux de mise en commun des intelligences et des projets. Il est nécessaire d'évaluer la situation doctorale à partir d'indicateurs fiabilisés pour établir une comparaison avec les autres régions.

 

 

Des masters en partenariat européen

Avec l'expertise du Comité consultatif pour la recherche régionale et le développement technologique (CCRRDT), la Région doit soutenir la création de masters avec double diplôme ou diplôme en co-tutelle. Après évaluation de leur pertinence au niveau national, ces formations devront être construites directement avec des partenaires européens (établissements co-habilités) et dans une optique de filières européennes.

 

 

Accélérer le déploiement de la formation à distance

La politique de la Région en matière de FOAD doit être renforcée pour les formations de niveau supérieur, en développant les capacités et les points d'accès (cybercentres) pour placer les Ligériens à égalité territoriale, en intégrant dans les contrats d'objectifs avec les structures d'enseignement supérieur un volet concernant la FOAD, enfin, en mutualisant les formations liées aux techniques de la FOAD.

 

 

Améliorer l'accès au logement étudiant

Mener une étude sur les aides financières dans les Pays de la Loire permettrait de mesurer les besoins réels des étudiants. En ce qui concerne le logement, cette démarche permettrait d'étudier un recours plus important à des formes d'hébergement peu utilisées : colocation, foyers de jeunes travailleurs, accueil chez l'habitant, etc.

 

Rapprocher l'enseignement supérieur de la vie économique et sociale

 

Développer la culture de l'enseignement supérieur

Il est nécessaire de communiquer sur la forte connexion qui existe entre les formations de niveau supérieur et l'accès à des emplois attractifs. Par ailleurs, les Pays de la Loire ont tout intérêt à s'engager dans un " pari social " pour permettre à des jeunes a priori les plus éloignées de l'enseignement supérieur d'y accéder dans des conditions optimales. Au final, il s'agit de renforcer la construction de projets individuels.

 

 

Décloisonner les formations en créant des passerelles

Chaque formation doit s'inscrire dans une architecture ouverte pour permettre le passage entre filières. De même, il est utile de mettre en place des procédures d'accompagnement pour les étudiants confrontés, dans leur parcours, à l'obligation de remises à niveaux ou de rattrapages (sessions d'adaptation pour les titulaires de bacs professionnels poursuivant leurs études, par exemple).

 

 

Mieux encadrer les étudiants du premier cycle

Devenir étudiant, c'est devoir gérer une vie d'adulte en étant plus ou moins bien préparé à l'autonomie. Afin d'aplanir les obstacles matériels qui peuvent le pénaliser jusque dans ses dépenses liées à sa subsistance, il faut initier un pilotage concerté (avec tous les acteurs du champ social) d'un certain nombre d'actions : la création d'un outil de communication présentant en temps réel l'ensemble des aides disponibles et leurs articulations, et la création d'une plate-forme de concertation pour l'étude des situations individuelles.

 

 

De nouvelles équipes d'enseignants-chercheurs autour de priorités stratégiques

Le renouvellement des recrutements liés aux départs en retraite et les exigences imposées par l'intégration dans le Processus de Bologne sont des opportunités à saisir pour insuffler un nouveau dynamisme, en particulier dans les universités. L'accroissement des échanges avec les autres pays doit reposer sur un appel à des candidatures hors de l'hexagone.

 

 

Des entreprises associées à l'élaboration des contenus pédagogiques

Mieux faire appel aux entreprises pour définir les offres de formation régionales permettra à la fois de s'appuyer sur les échanges d'expériences professionnelles et d'intégrer des modules de formation économique et de gestion dans les formations professionnelles, qu'ils s'agissent des domaines technologiques, sanitaires et sociaux ou culturels.

 

 

Une charte pour la qualité des stages et des tutorats professionnels

Le tutorat peut faciliter la reprise d'études. L'élaboration d'une charte régionale pourrait garantir à tout étudiant l'accès à un stage et prévoir un " service après formation ". En outre, la Région doit se donner les moyens de renforcer le suivi des salariés en formation et d'intégrer les enseignants-tuteurs dans des missions en entreprise.

 

Davantage de formation tout au long de la vie

 

Une offre de formation continue plus claire

La Région doit s'emparer des propositions de la commission de la certification des titres du CCREFP pour clarifier le paysage des offres de formation et s'orienter davantage vers les hauts niveaux de qualification.

 

 

Placer le CARIF-OREF au coeur de la formation continue dans le supérieur

Il est nécessaire de lui confier une mission d'observation et d'analyse qui s'appuie sur les outils existants pour aider les acteurs concernés à définir des politiques contractuelles. En outre, il convient d'étendre le champ de ses missions à la formation professionnelle continue de niveau supérieur.


Cette étude constitue le chapitre 1 de la publication "Bâtir avec et pour les hommes la réussite de l'Ouest" (tome 2).

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