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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 01 décembre 2006

Participer à la vie de la cité (déc 2006)

Les jeunes veulent être utiles et agir concrètement mais sont confrontés à plusieurs freins pour s'investir dans la vie de la cité : manque de temps, difficulté à se projeter durablement, responsabilités accaparées par les plus âgés. L'engagement des jeunes est un véritable défi posé aux dirigeants auquel il faut répondre de manière volontariste.

 

Dans certaines phases de la vie, l'engagement est impossible. Mais pour franchir le pas au moment propice, il faut savoir très tôt ce que signifie donner du temps pour les autres. La connaissance de la vie publique et sociale via l'école, le témoignage de personnes engagées, ou l'expérience du collectif, sont autant d'étapes pour donner le goût de l'engagement.

 

Enfin, les organisations et leurs dirigeants doivent mieux accueillir les jeunes : leur donner un rôle qui ne soit pas que figuratif, les accompagner et les former à la prise de responsabilité. Ce renouvellement inévitable et souhaitable sera d'autant plus aisé que le responsable politique, associatif ou socio-économique sera mieux reconnu par la société.

 

 

Jeunesse et engagement dans la vie de la cité

De la générosité et du concret

Les jeunes veulent être utiles et agir concrètement : ils s'affranchissent d'un engagement porté par de grandes causes, et privilégient des actions avec résultats rapides sur des objectifs précis. La fibre de l'engagement est souvent familiale, mais il n'est pas rare non plus qu'elle résulte d'une rencontre ou d'une sollicitation. Les freins à l'engagement sont principalement le manque de temps, la difficulté à se projeter durablement, un scepticisme sur la portée de l'action, et des responsabilités qui paraissent inaccessibles. Pourtant, l'engagement est vécu comme une forme d'épanouissement personnel, même si le rapport aux plus âgés ne va pas de soi. Il ne faut pas se borner à constater la réticence des jeunes à s'insérer dans un mouvement organisé de manière durable. Loin d'être une fatalité, c'est un défi posé aux dirigeants actuels auquel il faut répondre de manière volontariste.

 

Donner tôt le goût de l'engagement

Certaines phases de la vie justifient que l'on ne puisse pas s'investir beaucoup, mais pour franchir le pas au moment le plus propice, il faut avoir une idée claire de ce que signifie donner du temps pour les autres. La première étape du chemin vers l'engagement est la connaissance de la vie publique et sociale via l'école mais aussi le témoignage de personnes engagées. L'expérience du collectif est une deuxième étape incontournable, d'où le besoin d'organiser au plus tôt des moments de vie en collectivité avec prise de responsabilité, puis de valoriser les acquis de l'engagement.

 

Accéder aux responsabilités

Enfin, les organisations et leurs dirigeants doivent être prêts à tendre la main aux nouveaux venus en repérant ceux susceptibles de s'engager davantage, en leur donnant un rôle qui ne soit pas figuratif, et en accompagnant leur prise de responsabilité via la formation. Il s'agit d'un changement des façons de faire, pour s'ouvrir à la nouveauté portée par les jeunes. Ce renouvellement inévitable et souhaitable sera d'autant plus aisé que le responsable politique, associatif ou socio-économique sera mieux reconnu par la société dans son ensemble.

 

 

PROPOSITIONS POUR "PARTICIPER A LA VIE DE LA CITE"

Une meilleure connaissance de la vie publique et sociale

  • Renforcer le rôle de l'éducation civique à l'école avec un quota d'heures hebdomadaires identifiable et des exercices pratiques de citoyenneté. Ajouter les acteurs de la société civile organisée et leur rôle aux côtés des institutions politiques de la République parmi les compétences civiques et sociales à maîtriser dans le socle commun de connaissances.
  • Inclure des temps de rencontre et d'échanges avec des personnes engagées dans le monde associatif, syndical, professionnel, syndical et politique. Un instrument pédagogique commun à ces intervenants sera élaboré par la Région avec le CESR pour compléter le témoignage oral.
  • Un guide de l'ensemble des associations de la Région avec leurs coordonnées, leurs domaines d'actions et leurs besoins en terme de bénévolat réalisé par le Conseil régional en partenariat avec la Direction régionale de la jeunesse et des sports.

 

L'expérience du collectif

  • Généraliser les classes de découverte et, dans ce cadre, confier des responsabilités à des groupes d'enfants sur différents domaines.
  • Développer les formations de délégués de classe par les associations habilitées par l'Éducation nationale, en lien avec les associations de parents d'élèves et les établissements.
  • Renforcer le nombre de volontaires associatifs en finançant 500 postes par an dans la Région.
  • Rendre plus attrayant le service civil volontaire et encourager son développement en valorisant les compétences acquises dans ce cadre et en renforçant la dimension collective et la dimension citoyenne de ce service.
  • Etendre le bénéfice du Pass engagement citoyen à tous les jeunes âgés de moins de 30 ans pour toutes les formations relatives à l'accession aux responsabilités dans le milieu associatif.
  • Un crédit d'impôt "engagement" pour toute personne adhérente à une organisation syndicale, politique, professionnelle ou associative.
  • Encourager le développement du mécénat de compétence dans les entreprises de la Région.
  • Renforcer la reconnaissance des compétences développées dans l'engagement, par les employeurs comme par les formateurs, quel que soit le type d'engagement, par une validation des acquis de l'expérience
  • Une campagne d'information pour faire connaître le "passeport de l'engagement" auprès des jeunes comme des structures et des employeurs.
  • Etendre la mise en place d'unités d'enseignement consacrées à la vie associative et les intégrer au cursus obligatoire dans les universités ; attribuer un bonus de points dans les grandes écoles et les formations courtes pour valoriser les expériences associatives.

 

Faciliter la transmission des responsabilités

  • Mieux organiser le repérage ou la cooptation de nouveaux membres, en allant chercher des personnes différentes, en acceptant que c'est la diversité des profils des nouveaux arrivants qui fera la vitalité de l'organisation. Faire en sorte que chaque membre du bureau d'une association puisse proposer un ou deux nouveaux adhérents par an.
  • Assouplir les modalités d'adhésion dans les organisations militantes, afin de permettre un afflux massif de nouveaux militants.
  • Offrir une réelle perspective de responsabilité pour les nouveaux venus, en organisant un renouvellement réel et régulier des dirigeants lors des assemblées générales afin d'éviter le vieillissement de l'équipe en place et de maintenir une représentation intergénérationnelle.
  • Adopter des démarches de constitution de "viviers" de futurs responsables parmi les jeunes militants, en instituant des formations qui permettent à la fois de mieux connaître le fonctionnement et l'identité de l'organisation et d'appréhender la fonction de dirigeant, et en facilitant la réalisation d'un bilan de compétences en fin de mandat.
  • Soutien financier de la Région à l'ensemble des organisations socioprofessionnelles qui adoptent un programme de renouvellement des responsables.
  • Généraliser la formation à la prise de responsabilité pour les jeunes élus et développer une formation en continu durant le premier mandat, avec échange d'expériences avec d'autres jeunes élus.

 

Assurer une plus grande diversité générationnelle dans les organisations

  • Repenser les modes de consultation des jeunes afin qu'ils puissent réellement se faire entendre et que ces instances ne réunissent pas seulement les habitués de l'engagement. Cela passe par des modes de consultation moins formels pour susciter des réactions sur des projets mais sans se limiter à des mesures spécifiquement destinées à la jeunesse, afin de les repenser si besoin.
  • Améliorer l'accueil des nouveaux arrivants dans une organisation et s'intéresser davantage à leurs motivations et leurs attentes pour passer d'une simple logique d'affiliation à une logique de donnant-donnant avec les jeunes adhérents. Mettre en place un référent pour chaque nouvel entrant dans une organisation, avec remise d'un bref descriptif de l'historique, des missions et du fonctionnement de la structure.
  • Conditionner l'octroi des aides des collectivités locales aux associations à la présentation d'un bilan démocratique présentant les actions menées pour assurer une meilleure diversité générationnelle, une plus grande mixité et un renouvellement régulier de leurs dirigeants.
  • Etendre les dispositions existantes pour l'élu politique aux autres représentants de la vie sociale en créant un statut de responsable socioprofessionnel et associatif, à partir d'un certain niveau de responsabilité. L'accès à ce statut serait conditionné au respect par les organisations qui le revendiquent pour leurs responsables de plusieurs règles de fonctionnement : limitation du nombre de mandats dans le temps dans la même fonction exécutive et mise en place d'actions de reclassement avec un bilan de compétences obligatoire en fin de mandat.
  • Indemniser l'employeur du salarié engagé pour compenser les absences que cet engagement peut entraîner sur le lieu de travail via un accord qui doit intégrer les conditions de retour du salarié au terme de son mandat.

Cette étude constitue le chapitre 3 de la publication "A vous de jouer !".

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