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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 01 novembre 2009

"Mettre le paquet sur les compétences" (nov 2009)

La dimension humaine joue un rôle primordial dans le développement économique et en termes de cohésion sociale. L'éducation et la formation initiale fournissent l'assise sur laquelle chacun se construit. La formation professionnelle continue prend ensuite le relais. La plupart des cursus de formation débouchent sur des "qualifications" qui déterminent notamment les rémunérations. Mais pour mieux prendre en compte les besoins des salariés et des entreprises, la notion de qualification a été complétée par celle de "compétences" qui recouvrent tous les savoir-faire et savoir-être, fruits des processus de qualification, mais aussi de l'expérience professionnelle et sociale dans et hors de l'entreprise.

 

Les évolutions en cours au niveau de la formation professionnelle (accords nationaux interprofessionnels, transferts de compétences aux Régions, création de Pôle-Emploi) sont une opportunité pour améliorer encore la coordination entre acteurs, la prise en compte de chaque cas individuel et l'attention portée notamment aux jeunes, aux seniors et aux intérimaires. Dans cette perspective, plusieurs leviers doivent être mobilisés de front : l'évaluation et l'anticipation des besoins, m'me s'il n'existe pas d'adéquation parfaite entre la formation et l'emploi ; l'information et le conseil ; le développement proprement dit des compétences. Avec une urgence : simplifier les dispositifs et faciliter les démarches.

 

 

Conforter les « bonnes pratiques » sur les territoires

  • Des initiatives territoriales ont fait leurs preuves en facilitant grandement l’accès à un système souvent complexe. Par exemple, le « Point relais emploi Entreprises Salariés » (PREES) d'Ancenis est un guichet unique où le salarié et le chef d’entreprise peuvent trouver toutes les informations délivrées en matière de formation.
  • Pilotés par la Région, l'Offre de formation territorialisée (OFT) et le Programme régional de formations qualifiantes (PRFQ) méritent d'être confirmés en partenariat avec Pôle Emploi. Le but est globalement d'éviter les concurrences inutiles et d'organiser la meilleure complémentarité possible.
  • La contractualisation entre organisations professionnelles et acteurs politiques permet de sensibiliser et d'informer efficacement les chefs d'entreprise sur la nécessité de développer les compétences. Ces informations passent ensuite par les conseillers naturels des chefs d’entreprises que sont entre autres les branches professionnelles et les experts comptables.
  • La création de groupements d'employeurs rapprochant des entreprises de différents secteurs d'activités dont les rythmes annuels sont décalés faciliterait l'accès à la formation des salariés saisonniers. Favoriser le rapprochement ponctuel d'entreprises permettrait aussi d’atteindre un volume significatif de personnes à former dans le cadre d'une Aide au recrutement par la formation (ARF), le nombre de recrutements d’une seule PME n’étant pas toujours suffisant pour monter ce type d'action.

 

 

Outiller les entreprises

  • La Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) est une démarche-clé pour anticiper les évolutions. Mais elle est encore trop peu mise en oeuvre et souffre d'une image négative : trop théorique, trop lourde et peu applicable en particulier dans les PME. Il est donc nécessaire de leur proposer des solutions plus pragmatiques et des outils simples. Via une anticipation bien comprise des départs en retraite, la GPEC pourrait ainsi notamment faciliter le transfert de compétences des seniors vers les jeunes.
  • La création de postes de cadres partagés entre plusieurs PME-PMI est une solution à privilégier pour leur faciliter l’accès aux compétences dont elles ont besoin pour leur gestion et leur croissance.

 

 

GAGNER EN COMPÉTENCES

Un investissement rentable !

  • Une attention particulière doit être portée aux jeunes et aux intérimaires. Par exemple, le Conseil régional pourrait faire bénéficier les salariés intérimaires de son abondement à des actions de formation.
  • Les entreprises qui ne disposent pas d’un service de ressources humaines doivent être aidées par leur branche ou leur OPCA dans la formalisation d’un catalogue de formations transversales sur lequel les salariés pourraient se baser pour mettre leur Droit individuel à la formation (DIF) en oeuvre.
  • La formalisation de « bonnes pratiques » est une solution à privilégier pour la formation des chefs d'entreprises. Il en est ainsi de la démarche « Copernic » développée par le Centre des jeunes dirigeants (CJD) qui allie, dans une dynamique de groupe, apports conceptuels et confrontations d'expériences.
  • Des expérimentations sont attendues pour contribuer à la sécurisation des parcours professionnels des salariés. Le conseil en évolution professionnelle, extérieur à l’entreprise, permettra un regard totalement indépendant pour construire ou consolider un projet. Quant au passeport-formation, sorte de « journal de bord professionnel », il permettra à chacun de valoriser ses compétences. Son expérimentation mérite donc d'être menée à son terme.
  • Afin d’attirer les compétences extérieures de haut niveau, notamment dans l’enseignement supérieur et la Recherche, et dans une logique « d’effet de levier », la Région doit multiplier les centres de recherche technologiques, « triangles magiques » formation – recherche – innovation / développement économique.

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