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Réflexions, avis et propositions pour l’avenir de la région

Date de parution : 01 décembre 2006

Voler de ses propres ailes (déc 2006)

ceser sante social voler propre ailesEtudiants, apprentis, sans emploi ou actifs, les jeunes connaissent des conditions de vie très variées. Un point commun : vouloir voler de ses propres ailes, être autonome. Et pour cela, d'abord un toit, qui est devenu aujourd'hui très lourd dans leur maigre budget. Il faut aussi être mobile, souvent avoir une voiture pour avoir un emploi.

 

Une attention particulière doit être portée également aux plus défavorisés, qu'ils soient en milieu urbain ou rural. Cette étude entend mettre en avant des propositions pour que, concrètement, les pouvoirs publics agissent en prenant mieux en compte les difficultés auxquelles les jeunes sont confrontées et leur donnent toutes leurs chances pour construire leur avenir.

 

 

Le cadre de vie et les conditions de vie des jeunes

La priorité des jeunes est d'accéder à l'autonomie. Deux préoccupations majeures en découlent : se loger et pouvoir se déplacer. De nombreuses réponses sont d'ordre pratique et financier. Mais la dimension humaine est aussi essentielle, en particulier dans les zones défavorisées, à travers leur écoute, le regard porté sur eux et leur association à la mise en oeuvre de solutions.

 

D'abord un toit !

La flambée de l'immobilier se répercute sur les loyers et étrangle ainsi le budget limité des jeunes. Les situations précaires sont le lot de nombre d'entre eux au risque d'empêcher la légitime aspiration à l'autonomie. Des réponses doivent être données sans tarder : les débarrasser du poids inconsidéré de la caution, verser sans délai les aides auxquelles ils ont droit, apporter un soutien adapté à chaque situation, notamment celle des apprentis, des étudiants contraints de changer souvent de domicile. La maîtrise du coût du logement passe par des mesures de fond, qui demandent du temps : c'est le rôle des élus locaux qui doivent gérer le territoire de façon à réserver des zones d'habitat accessibles aux personnes aux ressources modestes, en particulier aux jeunes.

 

Etre mobile pour trouver du travail

La mobilité passe la plupart du temps par le permis de conduire et la possibilité d'avoir une voiture. C'est souvent la condition pour décrocher un emploi. C'est également important pour l'apprentissage, pour suivre une formation ou un stage. Les transports en commun ne peuvent être la réponse partout et en dépit des progrès constatés en termes de dessertes et de tarifs, le décalage avec les besoins est encore important. Il s'agirait par exemple de faciliter l'accès au permis de conduire en organisant des pré-formations, de multiplier les centrales de mobilité pour faciliter et banaliser l'usage des différents moyens de transport.

 

Plus d'attention aux personnes

Les jeunes en difficulté ont besoin d'un accompagnement personnel renforcé et adapté. Fait aggravant, ils vivent fréquemment dans des zones urbaines ou rurales défavorisées. Les moyens financiers importants que les pouvoirs publics consacrent aux quartiers défavorisés doivent porter non seulement sur les constructions mais aussi sur "l'humain". Cela passe par une écoute des jeunes, authentique et régulière, pour éviter d'avoir à le faire dans la violence ; il faut former des projets pour eux et avec eux. Il faut aussi que les services publics soient plus présents et ouverts sur les réalités des quartiers. Enfin la lutte contre les discriminations doit être encore renforcée.

 

 

PROPOSITIONS POUR "VOLER DE SES PROPRES AILES"

Rendre le coût du logement adapté à la solvabilité des jeunes

Se doter d'outils de maîtrise du foncier et de programmation de l'action

  • Elaborer des Programmes Locaux de l'Habitat (PLH) pour toutes collectivités, chaque PLH comportant un volet "jeunes", pour mieux prendre en compte les besoins et les contraintes. Remettre plus d'ordre et de cohérence dans les différents dispositifs de l'aménagement du territoire en partant des besoins locaux.
  • Créer un établissement public foncier (EPF), développer la création de zones d'aménagement concerté (ZAC) pour maîtriser le coût du foncier.

 

Disposer d'outils d'aides aux jeunes mieux adaptés à leurs attentes

  • Généraliser la possibilité de bénéficier du dispositif de garantie de paiement du loyer LOCA-PASS et faciliter l'accès à la location en généralisant le dispositif LOCAJEUNES.
  • Faciliter l'installation des jeunes dans un logement en mobilisant le Fonds d'aide aux jeunes (FAJ) et en étendant la prestation d'installation étudiante à l'ensemble des jeunes.
  • Aider à la mobilité par l'instauration d'une prime de déménagement.
  • Assouplir les dispositifs d'aides en supprimant l'évaluation forfaitaire sur les ressources pour les jeunes de moins de 25 ans et en supprimant le mois de carence à l'ouverture du droit à allocation logement et à l'aide personnalisée au logement.
  • Développer l'offre de logement en favorisant le développement d'antennes de Foyers de jeunes travailleurs proches des bassins d'emploi et en promouvant des initiatives complémentaires ; en recensant les grands logements vacants, en vue de les réaménager en logements de location pour des jeunes, avec une aide publique.
  • Mobiliser plus fortement, en faveur des jeunes, les fonds d'aide tels que le 1% auprès des organismes collecteurs ainsi que la dotation budgétaire des Prêts locatifs aidés d'intégration (PLAI) en la majorant de façon significative.
  • Créer des Programmes d'Intérêt Général (PIG) dans le cadre de contrats territoriaux uniques (CTU).
  • Renforcer l'attractivité des prêts : le Prêt Social Location-Accession (PLSA), en simplifiant le dispositif et le prêt à taux zéro (PTZ) en doublant son montant dans les cas justifiés, ou en associant les aides de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat.

 

Se doter de dispositifs d'aides mieux adaptés aux différentes situations des jeunes

  • Prendre en compte la charge du double logement pour les apprentis en développant l'offre de logements, par le réaménagement en cohabitation de logements souvent occupée par des personnes âgées seules.
  • Développer, d'urgence, l'offre d'hébergement des saisonniers par des dispositifs incitatifs, voire coercitifs.
  • Moderniser et rendre plus juste le soutien aux étudiants en simplifiant les dispositifs et en soutenant les jeunes des classes moyennes aux faibles ressources en leur ouvrant un droit aux bourses.
  • Promouvoir la mise en oeuvre de services d'accès au logement pour les jeunes pour améliorer leur information sur les offres et sur leurs droits aux aides.

 

 

Faciliter la mobilité, atout souvent déterminant pour l'emploi en relais des transports collectifs : une panoplie de solutions a développer

Réduire les freins psychologiques à la mobilité en renforçant l'action des Missions locales et de leurs partenaires

Faciliter l'accès à un véhicule

  • Obtenir le permis plus facilement à l'aide d'une une formation au code de la route au lycée, ainsi qu'à l'aide de la conduite accompagnée.
  • Rendre le permis plus accessible financièrement avec le permis à 1 euro par mois, et le permis à moitié prix pour les intérimaires.
  • Dans les cas le justifiant, développer une aide personnalisée à la préparation du permis de conduire et l'auto-école sociale ou l'intégration du permis de conduire à certains CAP.
  • Instaurer des prêts bonifiés pour l'acquisition d'un premier véhicule. Faciliter également l'accès aux vélomoteurs par la location, par l'initiation.

 

Faire connaître les diverses solutions de mobilité

  • Promouvoir les centrales de mobilité et accentuer l'effort en faveur des ruraux.

 

 

Réorienter l'effort public de la politique de la ville sur l'humain

Chaque acteur public doit s'investir pleinement et en synergie, avec un projet social ambitieux

  • L'Etat doit assurer l'indispensable cohérence et continuité des engagements, notamment financiers. La Ville ne peut plus agir seule : une action cohérente se mène au niveau de l'agglomération. Le Département doit développer son action sociale territoriale sur la base de projets locaux. La Région devrait s'investir dans la politique de la ville dans le cadre de toutes ses compétences : formation, culture. La cohérence de la politique de la ville nécessite d'agir aussi au niveau d'un SCOT.

 

Des préconisations sur 3 champs d'action qui méritent une intervention sur "l'humain" plus forte et mieux adaptée :

  • L'écoute. Mobiliser davantage les jeunes sur la définition et la mise en place de projets concernant leur quartier. Mettre à la disposition des jeunes des lieux de parole et fixer un rendez-vous d'écoute dédié. Développer les expériences de médiateurs de nuit.
  • Les services publics. Des services publics plus proches et adaptés aux réalités des jeunes des quartiers. Ouvrir la culture au plus grand nombre et multiplier les lieux d'expression artistique. Multiplier les initiatives et expériences en faveur du facteur clé qu'est l'emploi.
  • La parentalité. Soutenir les familles dans leur devoir de parentalité, notamment par la mise en place de Points-info familles et l'accompagnement des familles issues de l'immigration.
    Renforcer la lutte contre les discriminations
    Déployer la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) en région.

Cette étude constitue le chapitre 1 de la publication "A vous de jouer".

 

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